Quand des entreprises se plient en 4 pour accueillir des immigrants (4)

Il n’y a pas que SERY qui a à cœur d’accueillir au mieux les nouveaux arrivants. Les acteurs économiques ne sont pas en reste lorsqu’il s’agit de montrer l’exemple. C’est justement l’objet de cette mini série préparée en collaboration avec Granby Industriel. Après Northrich, Berry Global et Écopak, on termine avec Artopex.

Confrontée comme bien des entreprises du Québec à une pénurie de main-d’œuvre, Artopex s’est tournée elle aussi vers l’étranger pour recruter du personnel. Les choses sérieuses ont commencé pendant la crise sanitaire, avec l’aide d’une firme spécialisée dans les embauches à l’externe. Ce partenaire avait aussi pour mission de dresser un portrait juste de la société québécoise lors de rencontres préparatoires, loin des clichés et autres fantasmes. Un gros travail en amont nécessaire pour faciliter l’intégration.

L’immigration étant un processus assez long, les premiers renforts venus d’ailleurs sont arrivés en 2022. Une cinquantaine. Cette année, une cohorte d’une quarantaine de personnes doit venir grossir les rangs, tandis que 2025 devrait épouser la même tendance.

RECRUTEMENT FRANCOPHONE

Les besoins d’Artopex sont variés. Ils évoluent en fonction des sites de production – répartis entre Granby, Sherbrooke et Laval – qui totalisent 450 employés. « À Granby, ce sont plutôt certains profils d’opérateurs de machines que nous recherchons, tandis qu’à Sherbrooke ce sont des rembourreurs et à Laval des gens à l’aise avec le travail du métal, comme les soudeurs », fait savoir Pierre Therriault.

Pour faciliter l’intégration, Artopex a fait le choix de se tourner vers des pays francophones. Pour l’heure, ce sont surtout la Tunisie, le Cameroun et Madagascar qui lui fournissent des bras et des compétences. « Ce sont aussi des bassins où les gens sont déjà formés par rapport à nos besoins », ajoute le directeur des Ressources humaines. C’est ce département qui gère l’accueil des nouveaux arrivants avec l’appui des directeurs d’usine.

Photo prise lors d’une activité familiale hors entreprise. Une belle façon de s’intégrer et de renforcer les liens avec ses collègues de travail !

LE DÉFI DU LOGEMENT

Pour Artopex, le principal défi aura été de trouver un toit à ses employés immigrants, alors que la crise du logement donne des cheveux gris à bien du monde. Et pour corser l’affaire, la compagnie spécialisée dans la fabrication de meubles doit trouver un juste milieu en proposant aux nouveaux arrivants des espaces de vie qui ne soient ni indécents ni trop dispendieux. Et quand les perles rares sont trouvées, il faut parfois attendre longtemps avant qu’elles soient occupées, en raison des délais liés à l’immigration qui retardent l’arrivée des travailleurs étrangers.

Une fois sur place, les immigrants recrutés par Artopex ont accès à des logements déjà meublés. C’est la compagnie qui leur fournit le matériel de base pour démarrer une nouvelle vie, entre autres de quoi dormir et se faire à manger. « Quand ils arrivent, on leur a aussi préparé une épicerie de base », précise Pierre Therriault. Un plan de la ville détaillant les principales commodités leur est aussi fourni.

Le directeur des Ressources humaines tient aussi à mentionner l’accueil réservé par le personnel d’Artopex, de même que la solidarité constatée ici et là (notamment au sein d’une même communauté d’immigrants) qui a joué un rôle dans le processus d’adaptation. « Le taux de roulement est nul. Toutes les personnes qui sont arrivées ont le désir de rester chez nous. C’est un signe important.  »

Artopex emploie actuellement 450 personnes réparties sur trois sites de production: Granby, Laval et Sherbrooke.

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