Des jeunes embarqués dans le projet Orion ont enregistré une chanson prônant le vivre-ensemble. SERY a pris part à cette aventure assortie d’un vidéoclip. On vous raconte…
On a coutume de dire que la musique adoucit les mœurs. Elle rapproche aussi les peuples. Demandez donc aux jeunes immigrants des différents comités Orion qui se sont investis dans un projet à l’enivrant parfum d’inclusion.
Ce projet a pris la forme d’un morceau dont les paroles, chantées en plusieurs langues (français, anglais, espagnol, lingala et swahili), évoquent entre autres l’amitié et la diversité. Ce médicament sonore contre le repli sur soi a connu plusieurs étapes. Il a d’abord fallu trouver les bons mots avant de les enrober de mélodie. Chaque jeune impliqué dans cette aventure humaine a joué sa partition avec entrain et sincérité.
LE COLLECTIF AVANT TOUT
Au sein du comité de Granby, chapeauté par SERY sous la direction de notre intervenante Jeunesse Jasmine Gougeon, Bienvenue Nininahazwe se souvient très bien des préparatifs et de l’énergie entourant cet évènement. Ce visage bien connu de notre organisme n’avait pas de mission bien précise à remplir. « J’ai fait un peu de tout », dit-il en repensant à cette polyvalence qui fut la sienne et lui convenait très bien. L’intéressé a notamment pris des photos de l’évènement et traduit certaines paroles en swahili.

Quand on l’interroge sur les coulisses de cette chanson intitulée Orion, c’est être ensemble, ce Burundais d’origine très impliqué dans sa communauté (lire son portrait ici) n’en garde que des bons souvenirs. « C’était une belle expérience de travail en équipe. Nous étions tous des débutants mais nous pouvons être fiers du résultat. » Bienvenue ne serait d’ailleurs pas contre un autre projet similaire si l’occasion se représentait. « C’est sûr que j’aimerais le refaire. J’aime pouvoir partager mes idées et me rendre utile », confie-t-il.
CRÉATIVITÉ ET ÉCOUTE
Une autre personne est bien placée pour parler de ce projet participatif : Essouma Long. Et pour cause puisqu’il en est l’instigateur. « Dans le cadre de nos activités Orion, on a proposé un atelier d’écriture. On a travaillé sur des idées et des mots que les jeunes voulaient entendre. » Une fois les paroles couchées sur le papier, l’intervenant au Comité d’accueil international des Bois-Francs (CAIBF) de Victoriaville a pensé à une mélodie. Rien de bien compliqué pour ce Camerounais d’origine qui a été musicien dans une autre vie. C’est d’ailleurs lui que l’on voit dans le clip derrière sa guitare.
Après ça, un groupe de chanteurs a commencé des pratiques pour s’approprier le texte de la chanson et la mélodie. Le morceau a par la suite été enregistré dans un studio de Granby. Et le clip dans tout ça ? Une idée des jeunes. Le tournage a eu lieu à Victoriaville, pendant un rassemblement (des images d’autres rencontres y apparaissent également).
Essouma Long garde lui aussi un joli souvenir de ce projet au long cours. « C’était une belle expérience en termes de créativité et d’écoute de l’autre. Cette chanson, c’est un beau message d’espoir. Comme je le dis souvent aux immigrants, nous devons apporter notre contribution à la société paisible qu’est le Québec. »
Chapeauté par l’organisme Motivaction Jeunesse, le projet Orion a pour objectif de mieux connaître les besoins et les enjeux que les jeunes réfugiés, âgés de 12 à 25 ans, rencontrent dans leur parcours migratoire, à leur arrivée au Québec et dans leur processus d’intégration à la société d’accueil.